Pour louper l’école (je ferais n’importe quoi)

Cette chanson d’Aldebert, nous l’entonnions gaiement dans notre camion.

C’était en juillet 2013, juste après avoir quitté notre maison lilloise et mon poste de chargée de mission.

Elouan avait 4 ans et Anouk en avait 2.

Nous sillonnions les routes de France, à la recherche du territoire dans lequel nous poserions nos valises et construirions notre Oasis.  Les CD d’Aldebert ont rythmé les longues heures sur la route.

L’école en voyage

En ce qui concerne la scolarisation de nos enfants, nous nous engagions à ce moment là vers l’Instruction en Famille (autrement appelée Ecole à la maison), après une année de Petite section inconfortable pour notre aîné et pour nous.

En quelques semaines, il avait des accès de violence incontrôlables, envers nous ou envers des objets de la maison. Dès que quelqu’un frappait à la porte, il courait se cacher sous la table, comme si l’adulte représentait dorénavant un danger.

Nous avons essayé d’échanger avec son institutrice de l’époque, sans succès.

Nous avons tergiversé toute l’année, entre faire confiance, le laisser vivre un an complet dans cette classe, et le retirer de là avant que les dommages soient trop grands.

Avec notre départ sur les routes, le « prétexte » pour le retirer de l’école sans avoir à subir des dizaines de questions était tout trouvé. Et nous avons juste réappris à vivre à 4 au quotidien. Un peu de travail formel, mais juste la vie, c’était suffisant pour grandir et s’épanouir.

Il nous a fallu du temps après sa déscolarisation pour qu’il retrouve sa joie de vivre, et son envie d’apprendre. Et malgré notre amour inconditionnel pour notre fils, je me demandais parfois si effectivement tout cela n’était pas un peu « de sa faute » comme le suggérait régulièrement son enseignante.

L’instruction en famille

Avec le tour de France que nous avons réalisé, ma troisième grossesse, et l’arrivée dans la Drôme, nous avons vécu deux ans d’instruction en famille.

Après que Sibylle a rejoint notre famille, nous avons réussi à trouver une sorte de routine mêlant Activités Montessori et apprentissages informels / autonomes. Elouan était en demande d’un cadre plus structuré, et dès que le rythme de sa petite soeur nous l’a permis, nous avons essayé de calibrer nos semaines pour alterner des temps d’ateliers dans notre maison et des activités variées (cuisine, sorties nature, médiathèque). Anouk n’avait que 3 ans, elle jouait énormément, et profitait de son temps comme elle le voulait.

Et sinon, on travaille aussi quand Sibylle nous laisse un peu de répit en journée #montessoriathome #montessoriàlamaison

Une publication partagée par Jess (@lescheminsdeserendip) le

Lorsque j’ai souhaité travailler en école Montessori, nous avons discuté en famille. Nos deux grands ont alors exprimé le souhait de retourner à l’école, principalement pour se faire des copains. Cela faisait un an et demi que nous vivions à Crest et notre réseau social était encore limité. Les enfants et moi avions envie de voir d’autres personnes plus régulièrement que les rencontres de famille pratiquant l’instruction en famille sur le territoire le permettaient.

Elouan a alors repris le chemin des écoliers. D’abord en école du 3ème type / démocratique, puis l’an dernier dans ma classe.  Anouk notre cadette, a fait ses deux dernières années de maternelle dans l’école où je travaillais. Un an dans ma classe et un an avec d’autres éducatrices.

J’avais partagé sur Instagram l’ambivalence d’être à la fois maman et maîtresse. Les joies partagées lorsque je voyais mes enfants découvrir, s’émerveiller, persévérer, réussir. Et les crispations que pouvaient créer chez moi leurs colères, leurs échecs, ou leur attitude. Pour autant, je trouvais incroyable d’avoir la chance de partager le quotidien de mes 2 puis 3 enfants, dans une école où je n’étais pas la seule référence académique pour eux.

Le retour à l’école publique

Les mois ont passé, et nous avons compris cet été que nous ne pourrions continuer à les scolariser en école privée. Nous avons réfléchi un moment à la possibilité de reprendre l’instruction en famille, mais

  1. La taille de notre logement
  2. Notre besoin de développer des activités rémunératrices rapidement, et donc d’avoir du temps disponible
  3. Mon état de santé général (je ne suis pas encore remise du burn-out)

nous ont aidés à prendre la décision de réinscrire les enfants à l’école. Nous avons donc fait le choix de l’école publique de notre village, si prospère qu’une extension a été construite l’an dernier.L’équipe pédagogique nous avait été présentée en très bons termes par d’autres parents, et c’est donc en confiance que nous avons amené nos enfants le 4 septembre.

Pour l’instant tout se passe bien.

Sibylle demande tous les matins si c’est bien un jour où elle peut aller à l’école.

Anouk et Elouan ont encore quelques appréhensions, mais ils se sont très vite adaptés au fonctionnement « classique » de leurs enseignants, même si j’observe avec bonheur les efforts pour faire évoluer la façon d’apprendre des enfants.

Ca ne nous empêche pas de continuer à chanter Aldebert de tout notre coeur, et on a hâte d’écouter le 3ème volet d’Enfantillages qui sort ces jours-ci… Je vous laisse regarder ce clip si vous avez quelques minutes détente devant vous, le premier clip du nouvel album !

Et pour vous, comment s’est passée cette rentrée ? Que vos enfants soient scolarisés ou non, racontez-moi tout dans les commentaires !

Pour mon anniversaire…

Plus les années passent, moins je ressens d’enthousiasme à l’approche de mon anniversaire.

J’ai souvent la sensation parfois désagréable d’avoir accompli moins de choses que ce que j’avais prévu, et ces dernières années particulièrement, j’ai du mal à me réjouir de cette date qui approche.

Pas envie de cadeaux, pas envie de célébrer. Pour autant, j’adore le mois de septembre : la rentrée scolaire, les fournitures, les couleurs de l’automne. Alors ça compense un peu…

Aujourd’hui, j’ai 34 ans.

L’année passée a été riche d’enseignements, épuisante à pleins de niveaux. Et même si pour cette rentrée, je ne suis plus enseignante, j’essaie de trouver des raisons de me réjouir !

Les livres sont une grande source de plaisir et de réconfort pour moi, alors je vais vous parler de 5 livres qui prennent une place particulière dans mon coeur. Et je peux dire avec fierté que j’ai déjà rencontré les 5 auteurs de ces livres et que je les admire tous et toutes.

Mon appareil photo est capricieux ces derniers jours, alors je ne vais glisser dans cet article, que les couvertures des livres trouvées sur Amazon.

  1. Orgueil et Préjugés de Jane Austen, illustré par Margaux Motin

Il y a quelques mois, j’ai vu passer sur le compte Instagram de Margaux Motin, auteure et dessinatrice de BD, qu’elle allait travailler à une version illustrée de ce grand classique de la littérature anglaise. La production de cet ouvrage était rendue possible avec un financement participatif sur la plate-forme Ulule, organisé par les éditions Tibert..

Alors j’ai contribué, en me disant que ce serait mon cadeau d’anniversaire !

Le livre est arrivé il y a quelques semaines et c’est un bel objet avec du papier de bonne qualité, un design incroyable, et des illustrations drôles, respectueuses de l’esprit de Jane Austen avec juste la touche de modernité de Margaux qui me fait exploser de rire !

couverture Orgueil et préjugés

J’ai été tirée au sort pour participer à une dédicace, à Clermont-Ferrand, et même si je n’avais pas du tout prévu cela pour le week-end, j’ai tout laissé en plan et j’ai organisé mon trajet pour Clermont-Ferrand. Ce qui nous amène au livre suivant…

2 Daddy Cool de Pacco

Cela fait plusieurs années que je suis Pacco, d’abord sur son blog, puis sur les réseaux sociaux. A la maison, nous avons ses deux albums Maé Saisons 1 et 2. Mes deux grands sont tombés dessus  et se sont bidonnés des répliques et bêtises de cette petite fille, ainsi il faut l’avouer, que du désespoir de ses parents …

La suite du travail de Pacco a reflété l’évolution de sa vie personnelle. Son trait de crayon s’est affiné, et il a commencé à choisir différemment ses couleurs, notamment grâce à l’influence de Margaux. Vous vous souvenez, Margaux ? J’en parlais juste au-dessus.

Pacco et Margaux vivent ensemble dorénavant, et quand leurs éditeurs sortent leurs ouvrages à la même période, ils peuvent s’asseoir côte à côte à une table et dédicacer de concert.

Daddy cool vient raconter le quotidien plus ou moins romancé de leur famille recomposée : un papa, une maman et leurs deux filles.

En lisant Pacco, on pourrait penser qu’il est un grand ado un peu attardé, toujours la main dans le paquet de M&m’s ou sur la manette de la Wii. Derrière ces apparences, quand on lit ses publications avec attention, on lit entre les dessins ses angoisses de père, ses réflexions plus profondes sur le sens de la vie (si si !), et une certaine gravité.

couverture daddy cool

En allant à Clermont, j’ai donc eu la chance de rencontrer à la fois Margaux Matin et Pacco, et de faire dédicacer leurs deux ouvrages les plus récents. J’avais vraiment peur de rester stupidement silencieuse, mais j’ai réussi à dépasser cela et à échanger autre chose que des banalités avec lui.

Si vous connaissez un chouette papa dans votre entourage, et que vous avez un cadeau à lui faire, n’hésitez pas !

3. Petit guide pour grand bullet de Julie du blog Zunzun

Mon aventure à Clermont-Ferrand ne s’est pas arrêtée là, et grâce aux merveilles de Facebook et d’Internet, j’ai pu rencontrer pour la première une amie blogueuse, Julie !

Après l’avoir lue pendant plusieurs années sur son blog Working Mama, j’ai découvert un blog plus orienté Lifestyle, Zunzun, et Julie a eu un succès incroyable avec ses billets orientés sur le Bullet Journal (aussi appelé Bujo).. Ce système de carnet rassemblant journal, agenda, listes en tout genre change la vie de pas mal d’utilisateurs, moi comprise !

Il a été créé par un designer Américain prénommé Ryder Carroll, qui souffre de Troubles de l’attention, et en avait marre d’oublier des rendez-vous, de perdre les informations écrites sur des Post-it volants.

J’y ai converti plusieurs amies (Hélène, Renate, Steph, si vous passez par là !), et ce livre de Julie aux éditions Le temps apprivoisé est un outil idéal pour découvrir le bullet journal, et son prix tout petit en fait aussi un cadeau idéal. Vous pouvez lire l’article de Julie sur son blog pour en savoir un peu plus sur le contenu du livre. Si cela vous intéresse je peux vous faire un article plus détaillé sur le sujet du Bujo et comment je l’utilise, même si les ressources ne manquent pas sur les blogosphères française et américaine !

couverture petit guide pour grand bullet

4. Grandir librement de Eve Herrmann

Eve fait partie des références françaises en pédagogie Montessori. Maman de 2 enfants, elle a contribué à la création du Nido à Angers. Et après plusieurs années de scolarité montessorienne, son compagnon Benoît et elle ont fait le choix  de l’instruction en famille. Son blog est riche de textes qui nous font réfléchir, nous inspirent et nous encouragent à accompagner nos enfants en respectant leurs besoins.

Ses photos sont magnifiques, et ses deux filles Liv et Emy très attachantes. Elle sont également les héroïnes d’une série de livres dont Eve est l’auteur. Je vous en reparlerai sans doute à une prochaine occasion !

Dans le livre sorti la semaine dernière, intitulé Grandir Librement, elle partage ses réflexions sur la parentalité et la liberté qu’offre l’Instruction en Famille. Je ne l’ai pas encore lu, mais il est sur ma liste d’envies !

5. Compter, fabriquer, utiliser son matériel Montessori de Valérie Maëstre

C’est précisément aujourd’hui que sort ce précieux livre. Valérie Maëstre a été une des premières blogueuses francophones sur la pédagogie Montessori, avec son blog Montessori chez les Petits pois. Elle a ensuite lancé des ateliers puis co-fondé l’école Montessori d’Albi.

Riche de cette expérience, elle a commencé à animer des formations pour les parents qui pratiquaient l’Instruction en Famille et les instituteurs ou futurs éducateurs Montessori. Afin de transmettre sa passion montessorienne au plus grand nombre, elle publie aujourd’hui ce premier livre qui permet concrètement aux parents de comprendre la pédagogie Montessori, de fabriquer le matériel, et de le présenter de la manière adéquate.

Les textes ultra précis et les schémas permettent une vraie reproduction fine des véritables gestes utilisés en classe Montessori, et seront une base solide pour une vraie pratique montessorienne à la maison ou en classe. Evidemment, lire le livre seul ne suffit pas. L’observation d’une classe, la pratique avec le matériel et les échanges avec d’autres éducateurs seront indispensables, cependant ce livre apportera plus d’informations que certaines formations à distance hors de prix.

Ce livre est donc une référence, ne passez pas à côté !

Voilà, j’arrête là ma liste de livres pour aujourd’hui ! Pour vous procurer ces livres, je vous propose 3 options :

  • utiliser le nouveau site Librairies indépendantes qui vous permet de trouver parmi les librairies partenaires proches de chez vous celle qui a en stock le titre que vous voulez acheter.
  • aller chez votre libraire préféré et commander
  • acheter sur Internet et notamment sur Amazon. Si vous cliquez vers une des images ci-dessus ou un des liens ci-dessous pour acheter un des livres, je toucherai une commission sur votre achat, sans surcoût pour vous. C’est la première fois que je mets en place ce système, je me donne quelques semaines pour l’essayer.
  1. Orgueil et préjugés
  2. Daddy cool
  3. Petit Guide pour Grand Bullet
  4. Grandir Librement
  5. Compter, fabriquer et utiliser son matériel Montessori

Et vous, quels sont les prochains livres dans votre liste d’envies ou qui attendent sur votre table de chevet ? Quels sont les livres que vous vous êtes offerts ou fait offrir pour votre anniversaire ? 

Gratitude

Hier j’ai parcouru mon fil Facebook d’un oeil distrait pendant que j’attendais que ma dernière s’endorme. je suis tombée sur l’article de Julie du Zunzun blog, qui faisait écho à celui de Soline du blog S’éveiller et s’épanouir de manière raisonnée.

Le filtre des réseaux sociaux

Elle y explique qu’on ne dévoile sur internet le plus souvent que les bons moments de nos vies, les moments « instagrammables ». Les sourires de nos enfants, leurs premières fois, ces recettes réussies, et nos voyages au bout de la Terre…

Il est plus difficile de partager nos échecs et nos épreuves, qu’il s’agisse de recettes ratées (merci à Ciloubidouille de partager ses fails), ou de partager des événements traumatisants comme La mite Orange a eu le courage de le faire (son billet m’a fait frissonner et pleurer).

Virtuellement, tout ALLAIT bien

Je pense, en ce qui me concerne, avoir consciemment ou non suivi cette tendance, mais pas seulement sur les réseaux sociaux.

Ces dernières années, pendant que nous montions le projet de l’Oasis, que nous nous intégrions dans une nouvelle région et que je démarrais une nouvelle carrière d’éducatrice Montessori, j’ai commis les erreurs suivantes :

  • répondre « ça va » en serrant les dents, quand on me demandait comment j’allais
  • refuser l’aide qu’on me proposait
  • accepter trop souvent de rendre service à des amis quand cela ne faisait que repousser mes limites
  • négliger de garder contact avec ma famille et mes amis (mea culpa)

Résultat, quand j’ai pris conscience que je n’allais vraiment pas bien cet hiver, je m’étais enfoncée trop loin dans les dissimulations pour demander de l’aide.

Et quand j’ai explosé, au printemps, je n’ai plus eu le choix.

Lacher prise, être authentique

J’ai accepté de partager ce moment complexe à gérer personnellement, familiale ment, professionnellement.

J’ai pleuré au téléphone, et sur l’épaule des amies.

J’ai accepté l’aide qu’on me proposait, et j’en ai demandé plus.

Me faire inviter à manger, laisser quelqu’un étendre mon linge, accepter que mes enfants dorment chez des copains ? Oui, mille fois oui, si cela me permettait d’alléger un peu mon quotidien, de gagner quelques heures de sieste et de me ménager.

Je me suis montrée vulnérable, et j’ai bien fait. Vous savez pourquoi ?

Parce que j’ai montré que j’étais prête à accepter de l’aide, toute l’aide possible. Et c’est à ce moment là que j’ai été touchée. Touchée en plein coeur par l’amour qu’on m’a renvoyé.

Des coups de fil, des courriers, des petits textos réguliers, des mails, des invitations à déjeuner, à dormir, à me former, à danser, des longues discussions, des billets de train pour aller me ressourcer en famille, de l’aide pour partir en vacances avec Sam et les roudoudous, des visites à l’Oasis programmées et impromptues… La preuve d’amour la plus dingue dans tout cela, c’est celle qui me permet de m’évader de l’Oasis quelques jours à Chicago dès demain (oui, oui, Chicago !) et de passer du temps avec un vrai rayon de soleil ambulant.

Gratitude

Si je n’avais pas montré ma détresse, ma colère, ma tristesse de manière aussi transparente, je pense que j’aurais pu continuer un moment à faire semblant. Faire semblant d’aller bien. Mais c’est seulement parce que j’ai avoué que j’allais mal que j’ai pu me laisser aider. ou me laisser aimer.

J’ai compris que demander de l’aide ne revenait pas à demander la charité et je suis pleine de gratitude pour cette belle leçon (parmi tant d’autres) de cette année 2017.

Et j’ai réalisé que malgré les années qui passent et les kilomètres qui nous séparent, certaines amitiés sont plus solides que ce que je pensais.

Je suis aussi extrêmement reconnaissante envers Sam, qui m’a accompagnée dans ce tourbillon aussi bien qu’il l’a pu. C’est lui qui me pousse à prendre soin de moi d’abord, à me former, à me ressourcer et à partir en voyage seule. Il sait souvent avant moi de quoi j’ai besoin pour aller bien.

 

Et La suite ?

Je me suis promis d’être plus honnête, avec moi-même et avec vous.

De vous partager mes réussites, mais aussi mes échecs. Mes convictions, et mes doutes.

Je compte sur vous pour me rappeler à l’ordre quand je posterai trop de photos mignonnes sur Instagram, pour me poser les questions qui me font réfléchir et prendre du recul.

Il paraît que prendre conscience de nos moments de gratitude aide à améliorer globalement son bien être. Alors, pour finir ce long roman, une petite question : pour quoi ou pour qui ressentez-vous de la gratitude, là, maintenant, tout de suite ?

 

Le point sur mon défi lecture 2017

Vous vous rappelez, ces bonnes résolutions de début d’année ?

Perdre 5 kg, arrêter de fumer, appeler Tatie Josette tous les dimanches, et dans mon cas lire une cinquantaine de livres dans l’année ?

La fin du mois de juin arrive et il est temps de faire un petit point. Je suis ravie de vous dire que si plusieurs choses ne se sont pas passées comme je l’avais prévu cette année, j’ai réussi à garder du temps pour lire, lire et lire encore !

Où trouver tous les livres pour ce défi lecture ?

Ma stratégie, ne pas me limiter aux catégories de ce défi quand je cherche de quoi lire. Je pense que je trouverais cela vraiment trop oppressant si je n’avais pas tous les choix possibles en matière de lecture.

Je choisis donc mes livres en fonction des catégories, et en fonction des couvertures qui me « parlent » ou qui « m’appellent » à la médiathèque. Je choisis des livres intuitivement et je vois a posteriori si je peux les faire rentrer dans une case restée vide jusque là.

 

Quelques lignes plus haut, j’ai bien écrit « à la médiathèque » car sur tous ces titres, j’en ai acheté un seul neuf (format poche) et j’ai eu le grand honneur de m’en voir offrir deux par une amie très chère.

La majorité de mes lectures proviennent donc :

  • des rayons de la médiathèque (géniale) de Crest
  • de la malle des livres vagabonds (qui voyagent donc) située à l’entrée de la dite médiathèque
  • de magasins qui vendent des livres d’occasion (Emmaüs, Oxfam, librairies)

J’ai fait de belles découvertes, j’ai découvert de nouveaux genres littéraires (le steampunk, mais qu’est-ce que c’est ?), des auteurs merveilleux, et des livres difficiles, que je n’aurais jamais explorés sans ce challenge. J’ai indiqué (EN) quand j’ai lu les livres en version originale (l’anglais est la seule langue que je maîtrise assez pour la lire sans traduction).

La liste du défi 2017 à jour

  • un livre de correspondance (échange de lettres) : Lady Susan de Jane Austen
  • un livre écrit par une personne de couleur : Autobiographie de Martin Luther King
  • un livre avec une saison dans le titre : Un été sans retour de Besnik Mustafaj
  • un livre écrit à plusieurs mains : 3 cups of tea (EN) de Greg Mortenson et David Oliver Relin
  • un thriller d’espionnage : —
  • un livre avec un chat sur la couverture : Les chats de hasard de Annie Duperey
  • un livre d’un auteur qui utilise un pseudonyme : —
  • un grand succès d’un genre que je ne lis pas d’habitude : Underwater – Le village immergé de URUSHIBARA Yuki
  • un livre écrit par ou à propos d’une personne porteuse de handicap : Avant Toi de Jojo Moyes
  • un livre impliquant un voyage : Saffy’s angel (EN) Hilary McKay
  • un livre avec un sous-titre : Tatiana – la femme aux 5 passeports de Tatiana De Metternich
  • un livre publié en 2017 : —
  • un livre impliquant une créature mythologique : —
  • un livre que j’ai déjà lu et qui ne manque jamais de me faire sourire : Mariage à l’indienne de Kavita Daswani
  • un livre à propos de la nourriture : Manger de Marie-Odile Beauvais
  • un livre écrit d’une perspective non-humaine (animale, robotique ?) : Genesis de Bernard Beckett (mais là je viens de vous spoiler !)
  • un roman steampunk : —
  • un livre avec une tranche rouge : Leçon de choses de Bruno Roza
  • un livre qui se déroule dans une contrée sauvage : Sukkvann Island de David Mann
  • un livre que j’ai aimé enfant : Papa Longues Jambes de Jean Webster
  • un livre écrit par un auteur d’un pays que je n’ai pas visité : Cours du soir de Maeve Binchy
  • un livre dont le titre est le prénom d’un personnage : Elvire et Jérémy de Pierre de Vilno
  • un roman qui a lieu durant la guerre : —
  • un livre avec un narrateur peu fiable : Nos années sauvages de Karen Joy Fowler
  • un livre illustré : Enquête sur Sherlock Holmes dont je n’arrive pas à retrouver l’auteur
  • un livre à propos d’une femme intéressante : Fleur de Tonnerre (sur les bons conseils de la team Wonderful Breizh, mieux vaut tard que jamais !)
  • un livre dont l’action se passe à des périodes différentes : Le livre des Baltimore de Joël Dicker
  • un livre avec un jour de la semaine ou un mois dans le titre : —
  • un livre qui se déroule dans un hôtel : —
  • un livre qui sera adapté au cinéma en 2017 : —
  • un livre qui se déroule autour d’un jour férié ou des fêtes de fin d’année : —
  • le premier livre d’une série que je n’ai pas encore lue : 4 soeurs de Malika Ferdjoukh et Cati Baur (et j’ai enchaîné avec les 2 tomes suivants)
  • un livre acheté durant un voyage : Son âme au diable de Ruth Rendell
  • un livre recommandé par un auteur que j’aime : Ma fille voulait mettre son doigt dans le nez des autres de Maxime Gillio
  • un succès de 2016 : —
  • un livre avec un membre de la famille dans le titre : La mère horizontale de Carole Zalberg
  • un livre à propos d’un émigrant ou d’un réfugié : —
  • un livre d’occasion : Finding Alaska de John Greene (EN)
  • un livre conseillé dans un autre livre : —
  • un livre à propos d’un sujet difficile : Room de Emma Donoghue
  • un livre choisi pour sa couverture : La valse des arbres et du ciel de Jean-Michel Guenassia
  • un livre à propos de la lecture ou des livres : —
  • un livre qui a gagné un prix littéraire : —
  • 3 livres du même auteur : Lady Susan, Orgueil et préjugés, Raisons et sentiments, Persuasion (EN)
  • un livre écrit par quelqu’un que j’admire : Quand la nuit devient jour de Sophie Jomain
  • un livre restant dans la bibliographie d’un auteur que j’adore : Une place à prendre de J.K. Rowling

Alors, le bilan ?

Sur les 48 livres prévus, j’en ai déjà lu 33.

En vérité, j’ai déjà lu plus que cela (dont « Un soir au club » que l’on voit sur la photo), mais certains ne rentraient dans aucune des cases de mon challenge. C’est plutôt pas mal, et je pense arriver au bout de mon défi sans souci.

J’ai lu des livres inconfortables, je me suis découvert un enthousiasme pour la bande dessinée que je n’aurais jamais cru possible, j’ai relu des classiques sous la couette un dimanche de pluie… Je me suis bien amusée !

Plusieurs d’entre vous ont réagi suite à mes publications sur Instagram à ce sujet, et je me suis demandé si vous aviez envie que nous partagions la fin de ce défi lecture ensemble ?

Si oui, je vous propose de choisir 6 catégories (parmi les 14 qui me restent) pour aller jusqu’à la fin de l’année 2017, et comme je suis une fille sympa, je vous propose plusieurs titres par catégorie.

Alors, on fait la deuxième moitié du défi lecture ensemble ? Vous lisez quoi en ce moment ? 

 

De l’eau dans mon vin… dans ma classe

Comme vous le savez peut-être j’ai la grande chance d’accompagner des enfants dans une classe 6-9 Montessori.

C’est ma première année en tant qu’éducatrice 6-9 et ma première année seule aux commandes d’une classe.

J’ai longuement réfléchi à comment je souhaitais accueillir les enfants, les accompagner, répondre à leurs besoins individuels tout en construisant une ambiance de classe propice au travail et à leur épanouissement.

L’environnement de travail souhaité en classe 6-9 Montessori est bien différent de celui des 3-6 ans. On souhaite favoriser l’imagination, la réflexion la coopération.

Les enfants sont invités à travailler par petits groupes, à mener des projets, à organiser des sorties. C’était mon programme en démarrant en septembre.

Et très vite, j’ai dû accepter que mes exigences étaient trop élevées pour plusieurs raisons :

  • J’ai 8 élèves. C’est peu et précieux pour faire du travail individuel avec chacun, mais c’est trop peu pour une ambiance de travail collective. Trop peu d’émulation, trop peu d’enfants par classe d’âge ou par centre d’intérêt commun pour qu’ils puissent avoir des envies fortes de travailler spontanément ensemble pour des projets ou des exposés. Du coup, ce sont souvent les mêmes qui travaillent à plusieurs.
  • C’est la première année que cette classe démarre. Les enfants n’ont donc pas le modèle des aînés de la classe habitués au fonctionnement pour prendre modèle et pour les inspirer. Même si les enfants que j’accompagne sont des crèmes, il faudra quelques années pour que l’ambiance souhaitée se mette en place. C’est donc à moi de veiller à amener les enfants en douceur vers le travail
  • La plupart des enfants que j’accueille ne viennent pas d’un environnement montessorien, et n’ont pas tous l’habitude de travailler en autonomie, pour et par eux-mêmes. Certains ont une relation à l’école et aux apprentissages compliquée. Il est capital de construire une relation de confiance avec eux avant d’espérer les accompagner plus loin. De plus, il est inutile de leur demander de mener des grands projets ensemble quand les fondamentaux restent à consolider.

C’est pourquoi j’ai dû adapter certains de mes souhaits de « classe idéale ». Utiliser des outils plus « traditionnels » de travail autonome.  Chercher des fichiers tout prêts de lecture (et je découvre le monde des instits blogueurs qui partagent des mines d’or de travail !). Prendre du temps de rééducation à l’écriture…

J’ai mis de côté mes attentes, et adapté le travail aux enfants que j’avais en face de moi. Rien n’est encore gagné, chaque journée amène son lot de bonnes surprises et de tracto-capillarité (arrachage de cheveux !), mais nous avançons pas à pas.

J’apprends autant qu’ils apprennent, et je suis extrêmement reconnaissante d’avoir la chance de passer mes journées avec eux, et de les voir avancer dans leurs apprentissages et leur épanouissement.

 

Ma garde-robe capsule

Et oui, un billet mode sur ce blog, c’est bien une première ! (et ce sera sans doute la dernière…)

J’ai entendu parler de la garbe-robe capsule quand j’ai commencé à m’intéresser au courant du minimalisme. 

Le principe : avoir une garde-robe composée de peu d’éléments qui peuvent facilement s’assortir entre eux. 

  • on peut voir quelques exemples de la pionnière 
  • http://www.un-fancy.com/capsule-experiment/

J’avais commencé à me renseigner et d’un coup j’ai commencé à douter, pour ces 2 raisons principales : 

– Les gardes robes capsule observées dans les media (blogs de modeuses principalement) mêlaient avec aisance des pièces de créateurs et des vêtements de chaînes plus ou moins luxueuses… Mon budget ne permettrait jamais cela, et même s’il me le permettait, je ne suis pas sûre que je voudrais consacrer plusieurs milliers d’euros à ma garde-robe. 

– Sur certains des exemples, un T-shirt et un léger gilet semblaient suffire pour des tenues hivernales. Je suis vraiment hyper frileuse, j’ai coutume de dire que mon thermostat ne fonctionne pas. Je ne voyais pas comment adapter une jolie tenue avec un confort thermique. 

Et puis après la remise à zéro alimentaire que j’ai vécue en 2015, et une perte de poids durable, il a fallu me rendre à l’évidence et me reconstruire une garde-robe 3 tailles en dessous de ce que je possédais. 

Je repartais de zéro, c’était donc l’occasion idéale pour n’acheter que des vêtements jolis/pratiques et assortis ! J’avais un budget limité, et l’envie de ne plus réfléchir au moment de m’habiller le matin. J’ai donc plongé à pieds joints dans le concept pour une garde robe hivernale. 

J’ai d’abord choisi mes couleurs : 

J’ai choisi le gris comme couleur neutre. 

Le bleu marine comme classique. 

Le moutarde comme couleur d’accent. 

De là, je suis partie à la recherche de vêtements pratiques, facilement lavables (je vous rappelle que je travaille avec des enfants et que j’en ai 3 à la maison), et qui s’assortiraient bien ensemble. 

Comme j’ai peu de sens inné pour la mode, j’ai choisi une formule assez mathématique. 

Je porte tous les jours (oui, tous les jours  sauf exception) :

– un T shirt à manches longues

– un pull plus ou moins chaud

– un deuxième pull ou gilet par dessus

  • un tregging, hybride entre un jean et un legging…

Pour remplir mes placards, j’ai acheté environ un ou deux items de chaque couleur. Quelle facilité d’aller faire les boutiques avec cet objectif, de ne chercher que les vêtements bleus / gris / moutarde

Ce qui signifie que je porte environ 4 5 T shirts, 4 petits pulls, 4 gros pulls ou gilets, et 4 pantalons différents. 

J’y ajoute une écharpe, ou un snood, mon manteau gris, et voilà !

J’ai poussé le luxe jusqu’à assortir mes chaussettes aux couleurs que j’avais choisies (de la marque Braintree, ancienne collection), achetées chez nos amis Pierre et Diana du magasin El Market à Lille. 

Je n’ai plus à réfléchir le matin, je pioche dans chacune des catégories…

Alors oui, je porte toujours les mêmes vêtements, que je pourrais appeler mon uniforme, mais j’y gagne un temps fou et je limite la fatigue décisionnelle http://www.slate.fr/story/93689/fatigue-decisionnelle

Si ce principe vous plaît, n’hésitez pas à taper « capsule wardrobe » dans votre moteur de recherche, vous tomberez sur des images d’exemples tout à fait parlantes !

Mon défi lecture pour 2017

Je vous ai raconté dans mon dernier billet comment je me suis remise à la lecture, de manière un peu provoquée au départ, puis avec une envie retrouvée de dévorer les rayons de la médiathèque.

Une fois cette motivation revenue, je me suis dit  (si si je vous assure je me parle souvent à moi-même, et je suis sûre que vous aussi !) : Ok, Jess, c’est bien d’avoir recommencé à lire. Mais si c’est pour relire « Ensemble c’est tout » et « Mange, Prie, Aime » pour la douzième fois, est-ce que ça vaut le coup ?

Le monde est grand, et les rayons de la médiathèque et des libraires regorgent de trésors ! Je vais citer un film hautement intellectuel qui m’a sauvé de la folie il y a quelques années « High School Musical 1 ou 2 ou 3 je ne sais plus » (Le seul film avec Mamma Mia ! qui faisait que mon petit gars arrêtait de hurler sans raison visible).

Dans ce film éminemment recommandé pour le repos de vos cellules grises, un jeune propose une fraise, la dernière fraise de l’assiette à sa douce colombe, et elle refuse. (A la place du garçon, déjà, je me serais méfié). Il réussit à la convaincre de goûter cette fraise, car, « Cette fraise est peut-être la meilleure que tu mangeras de toute ta vie, mais tu ne pourras le savoir que si tu la goûtes.  » (ou environ, vous saisissez le message).

Du coup je me suis dit que ce serait bête de passer à côté de mon futur livre préféré juste par facilité ou par amour de ma routine livresque. J’ai trouvé que le meilleur moyen de lire plus et de sortir de mes styles ou auteurs favoris était de me contraindre à un défi. 

Je me suis inspirée de listes de consignes proposées par les sites Pop Sugar, et Modern Mrs Darcy et j’ai fini par créer ma propre liste. Elle contient finalement presque 50 possibilités. Je ne m’oblige pas à aller au bout, mais je ferai de mon mieux !

Je suis sûre que des listes similaires existent sur des blogs francophones, je serai heureuse de savoir si vous suivez déjà un défi de ce genre. 

Je suis bien heureuse de profiter de la proximité de la médiathèque pour ce challenge, afin d’étendre mes horizons livresques sans exploser mon budget. Les conseils des salariées de la médiathèque sont extrêmement précieux. Elles m’aident à retrouver les livres que j’ai repérés sur le site, et me conseillent pour chercher efficacement des livres qui correspondent à mes envies un peu excentriques.

De mon côté, j’ai prévu de lire en 2017 : 

  • un livre de correspondance (échange de lettres)
  • un livre écrit par une personne de couleur
  • un livre avec une saison dans le titre
  • un livre écrit à plusieurs mains
  • un thriller d’espionnage
  • un livre avec un chat sur la couverture
  • un livre d’un auteur qui utilise un pseudonyme
  • un grand succès d’un genre que je ne lis pas d’habitude
  • un livre écrit par ou à propos d’une personne porteuse de handicap
  • un livre impliquant un voyage
  • un livre avec un sous-titre
  • un livre publié en 2017
  • un livre impliquant une créature mythologique
  • un livre que j’ai déjà lu et qui ne manque jamais de me faire sourire
  • un livre à propos de la nourriture
  • un livre écrit d’une perspective non-humaine (animale, robotique ?)
  • un roman steampunk
  • un livre avec une tranche rouge
  • un livre qui se déroule dans une contrée sauvage
  • un livre que j’ai aimé enfant
  • un livre écrit par un auteur d’un pays que je n’ai pas visité
  • un livre dont le titre est le prénom d’un personnage
  • un roman qui a lieu durant la guerre
  • un livre avec un narrateur peu fiable
  • un livre illustré
  • un livre à propos d’une femme intéressante
  • un livre dont l’action se passe à des périodes différentes
  • un livre avec un jour de la semaine ou un mois dans le titre
  • un livre qui se déroule dans un hôtel
  • un livre qui sera adapté au cinéma en 2017
  • un livre qui se déroule autour d’un jour férié ou des fêtes de fin d’année
  • le premier livre d’une série que je n’ai pas encore lue
  • un livre acheté durant un voyage
  • un livre recommandé par un auteur que j’aime
  • un succès de 2016
  • un livre avec un membre de la famille dans le titre
  • un livre à propos d’un émigrant ou d’un réfugié
  • un livre d’occasion
  • un livre conseillé dans un autre livre
  • un livre à propos d’un sujet difficile
  • un livre choisi pour sa couverture
  • un livre à propos de la lecture ou des livres
  • un livre qui a gagné un prix littéraire
  • 3 livres du même auteur
  • un livre écrit par quelqu’un que j’admire
  • un livre restant dans la bibliographie d’un auteur que j’adore

J’ai déjà bien entamé ma liste, je la mettrai bientôt à jour avec les titres déjà lus et et un bref avis (pour ne pas surcharger cette liste déjà bien longue)

Si vous avez des idées à me partager pour certaines catégories, n’hésitez pas ! Et pour être sûrs de ne pas rater les prochains articles, vous pouvez vous inscrire à la newsletter !

Comment j’ai (ré)appris à lire

J’aime lire. Depuis toute petite.

Je me souviens avoir avidement déchiffré les liste d’ingrédients des Chocapic, ou les horoscopes des magazines télé.

J’effrayais la bibliothécaire quand elle me voyait avec des gros pavés sous le bras, et j’avoue (pardon maman !) que je profitais du rai de lumière au coin de ma porte pour allonger mon temps de lecture le soir.

Les années ont passé, et j’ai délaissé les livres. Trop occupée à réviser / voyager / faire la fête / travailler… Mon temps devant les écrans augmentait, et mon temps derrière un livre se réduisait dramatiquement. En dehors de livres reçus à Noël, (merci maman !) je ne lisais plus que des livres sérieux.

Je n’ai plus lu que des ouvrages en lien avec mon travail (développement durable, agriculture biologique…) l’éducation des enfants (éducation bienveillante, maternage, allaitement, …). Mais plus de lecture loisirs. Plus de romans.

J’avais l’impression d’avoir « dépassé ça ».

J’ai repris goût à la lecture avec des livres de développement personnel, et j’ai retrouvé un peu de la passion qui m’animait en redécouvrant ce que d’autres vivaient grâce à la lecture. Notamment grâce à :

  • Gretchen Rubin et son livre Happiness project, dans lequel elle détaille avec plaisir les raisons qui la poussent à lire et relire des classiques de la littérature pour enfants.
  • Anne Bogel et son blog Modern Mrs Darcy, qui y partage ses découvertes et conseils littéraires (mais pas que)

C’est un post Instagram de Melissa Hartwig, fondatrice du Whole30 (dont nous aurons l’occasion de reparler ici !) qui expliquait comment elle TROUVAIT du temps pour lire malgré un emploi du temps de ministre qui m’a donné LE coup de fouet dont j’avais besoin.

 

Plus d’excuses, j’allais recommencer à lire.

Je me suis fixée un objectif réaliste, et atteignable pour l’année 2016. Un livre par mois, en dehors des lectures pour le travail. 12 livres en un an, cela semblait faisable, mais j’avais peur que cette résolution de début d’année ne soit vaine comme tant d’autres prises avant !

En 2016, je me suis mise au lit plus tôt le soir, et j’ai mis à profit mon temps de voyage en solitaire durant l’été pour lire sans m’arrêter. J’ai aussi profité de mon temps de surveillance de sieste pour lire à l’école, 20 minutes par jour.

Au final, j’ai lu plus de 50 livres pendant l’année 2016, bien plus que l’objectif initial et je me suis fixée un nouveau défi pour 2017.

Je vous en parle dans un prochain billet, et je vous parlerai aussi des livres qui m’ont marquée l’année dernière si cela vous tente.

Je lis en ce moment « Les Chats du hasard » d’Annie Duperey. Qu’est-ce qui est sur votre table de chevet ou au fond de votre sac en ce moment ? Je suis toujours preneuse de conseils de livres à lire !!

Bonjour tout le monde !

Et voilà, après un premier blog « Initiatives durables et responsables » démarré en 2005, puis « les chemins de serendip » démarré en 2012 et principalement alimenté pendant notre tour de France, voici les Chemins de Serendip Version 2.0.

Nouveaux contenus, nouvelle déco, nouvelles envies de partager… assez logique, après les changements dans notre vie ces dernières années.

Pour ceux qui ne me connaissent pas bien, je me représente rapidement avant de me remettre à écrire.
Je suis Jessica, trentenaire, mariée à Samuel et maman de 3 roudoudous aussi différents que semblables : Elouan, Anouk, et Sibylle.
Sam et moi sommes à l’origine du projet de l’Oasis de Serendip, et je suis actuellement éducatrice Montessori dans une classe primaire multi-âges dans la Drôme.

Au programme : des billets en lien avec l’éducation, la vie dans la Drôme, et au sein d’une Oasis, des coups de coeur jeux ou livres…